Thierry ESTHER

Thierry ESTHER

Plasticien - Artiste peintre


Thierry Esther est né sur l’île de la Réunion – île du métissage par excellence, où se sont entremêlés au fil des siècles le sang et les valeurs des colons européens, des esclaves africains déportés, des travailleurs pauvres indiens et des exilés de l’Empire du Milieu. Les premières années de sa vie sont donc influencées par le Masala* culturel de l’île Bourbon, inexorablement modelé par son cadre îlien. Au jeune âge de 8 ans, il doit s’en aller et suivre sa mère à Paris, ignorant que quelques années plus tard, sa vie de petit puis jeune parisien guidera les pinceaux qu’il tiendra un jour en main.

Adolescent, Thierry s’arme d’instruments de dessin et de peinture, et il reproduit sa naïve et rebelle pensée post-adolescente sur le papier et le canevas. Il peint alors des toiles très diverses pour lesquelles il adopte des techniques différentes comme pour explorer toutes les possibilités de son art. Parallèlement à cela, il passe une année au Centre National des Arts Graphiques où il pratique principalement le dessin, et s’initie aux techniques de graphisme assisté par ordinateur. Les thèmes qu’il aborde pendant cette période de sa vie sont variés ; il exprime son intérêt pour ses origines dans (L’Inde de Gandhi) ; fait également part de son admiration pour les grands maîtres (comme dans Les roseaux de Van Gogh) ; et il se laisse aller à pousser quelques cris (comme c’est le cas dans la toile L’Incompris). Il découvre aussi Joséphin Peladan et Cesare Pavese qui lui inspirent quelques toiles comme (Déchirure).

Après 1 an d’absence, il reviendra avec un appétit toujours plus dévorant pour l’art dans son ensemble. Il suit un stage de calligraphie arabe au Musée des Arts Africains et Océaniens Paris 12éme. Un grave accident qui le plonge dans le coma et après lequel sa vie prendra encore un autre tournant artistique.

Après plusieurs années, se convertissant à l’acrylique et à la peinture à l’huile. Il continue à s’amuser avec les matières et à développer de nouvelles techniques et commence alors à travailler sur du papier au grain d’abeille. Il peint encore une fois des toiles sur des sujets divers (Vivamort, Insaisissable, Les fleurs du mal) mais trouve plus de satisfaction à peindre les visages. En découle ainsi une collection de portraits très vivants. En parallèle, Thierry est graphiste au sein d’agences de communication mais parcourt aussi le monde, appareil photo à la main, et chasse les sujets de reportages photos : clochards, cimetières, ruelles, modèles masculins... Il sillonnera Londres, Amsterdam, San Francisco et d’autres villes du globe, pour satisfaire la gourmandise de son objectif.

Curieux et éternel insatisfait, il ne se contente plus de ses courtes expéditions à l’estranger. Il décide d’émigrer pour les îles Canaries, où il passera 3 ans. Quelques dessins naîtront de cet exil temporaire (principalement sur le thème de la mer et du littoral), mais il les abandonnera toutes sur place pour revenir à Paris en 2005 et créer sa propre agence de communication dans le design & l’art.

En 2007, il décide de reprendre, la peinture avec un appétit féroce. Depuis, il nous abreuve de ses peintures avec enthousiasme, et qu’il ne peut alors s’empêcher de partager. En 2009, il expose au Sénat, le public est au rendez-vous, se « Ballade » à travers les toiles principalement architecturale de Thierry Esther. L’exposition est un succès. Elle sera suivie par plusieurs expositions en France et à la commission européenne à Bruxelles. Mais le peintre abandonnera l’exploration des thèmes urbains pour un moment, ne soutenant plus cet enfermement, il se confrontera à celui des fous, expérimentant la transe, usant de matériaux dangereux dans ses toiles. Cette période sera sa méthode pour sortir de la raison des villes pour mieux descendre en lui-même, dans son enfer de mal être et repousser ses limites.

A partir de 2010, Thierry Esther fait évoluer sa technique. Il maintient l’utilisation de spatules et intègre celle de racloirs de 1 à 2 mètres. Il délaisse peu à peu l’acrylique au profit de l’huile qu’il met en valeur en utilisant des techniques anciennes : mélanges de pigments, huile de lin, térébenthine. Il s’attaque à des formats plus grands, dépassant les 2 mètres, il approfondit sa technique. Pour nourrir sa curiosité́ et développer son art, il assiste à de nombreuses conférences, passe ses journées dans des galeries, des musées. Il affectionne particulièrement le Palais de Tokyo qui est pour lui un laboratoire de recherche. Il découvre de nouveaux artistes, étudie leurs méthodes, observe leurs choix en termes d’associations de couleurs.

On lui confie la direction d’une galerie d’art à Paris pendant 3 ans, un tournant qui l’amènera à faire des rencontres riches qui changeront son regard sur la peinture, sur les artistes d’aujourd’hui, sur ce que représente l’art au 21ème siècle.

Il quittera la galerie en 2013 pour se consacrer pleinement à sa nouvelle série « Peinture, musique et poussière : inspiré des opéras majeurs interprétés par Maria Callas » une collection composée d’une soixantaine d’œuvres (peintures, sculptures, dessins, vidéos...) sortira alors de son ventre, comme un accouchement difficile d’un fou incompris par la société́. Une collection qu’il a eu le plaisir de vous présenter de 2016 à 2018.

Thierry Esther se consacre à la nouvelle série sur le Japon « Voyage Blanc à travers le Japon », il n’a pas eu l’honneur de vous présenter la série en 2020/2021, à cause de la pandémie. La série « Voyage Blanc à travers le Japon » est reportée en 2022/2023.


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